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quelques photos en vrac encore
26 janvier, 2010, 7:09
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another day in paradise…
26 janvier, 2010, 6:57
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Tout d’abord, nous vous souhaitons une très bonne année 2010, pleine de coquelicots dans les prés, de petites bulles de savon, d’hirondelles en automne et d’étincelles dans les yeux. ;)

Chez nous, sous un soleil permanent, tout va bien. Voici d’ailleurs la suite de nos aventures (oui, on sait, ça fait longtemps…).

Nous vous avions laissé à Adelaide. De là, nous avons parcouru les quelques centaines de kilomètres qui nous séparaient de la frontière du Victoria. En chemin, deux arrêts majeurs: le premier au Naracoorte Caves National Park, où nous avons visité de magnifiques grottes ainsi qu’une expo sur les animaux préhistoriques australiens (Marie a adoré les reconstitutions plus que réalistes des kangourous géants qui grognaient), puis le second à Mount Gambier, où nous avons pu admirer le « Blue Lake », un lac volcanique d’une couleur schtroumphante. (comment ça s’écrit ça???)
 
Touche noire quand même, nous nous sommes heutées à une fuckhead (c’est à dire, hmmm, une vraie connasse quoi) dans un camping qui a répondu à notre requête polie et souriante quant à savoir si nous pouvions accéder aux douches par un « if you were staying on the side of the road, you’ve got what you are paying for: nothing!! ». Autant vous dire que celle-là, on l’a maudite sur 3 générations.

Arrivée au Victoria par la côte. Le Lonely Planet, notre bible en tant que routardes, nous a promis des phoques à Cape Bridgewater. On s’y rend par de petites routes sinueuses, on gare Car’yoka et on entame les quelques kilomètres de marche qui nous séparent de la colonie. On a trop chaud, le chemin monte trop pour nos jambes d’athlètes, mais on est récompensées par le paysage: mer sublime, plage déserte et idyllique, un échidné croise même notre route. Finalement, au détour d’un virage, on les voit, nos phoques!! Une colonie d’une centaine d’individus nous attend en contrebas. Spectacle fascinant. On reste bloquées une heure à les regarder faire du toboggan sur les rochers et faire plouf dans l’écume.
Et en parlant d’animaux sauvages, c’est également dans le Victoria que nous voyons nos premiers koalas sauvages, au Mount Eccles National Park.
Quelques jours plus tard, nous allons dans les Granpians, une petite chaîne de montagnes où nous testons une fois encore la résistance (limitée) de nos poumons en grimpant au sommet d’un mont. On a beau être habituées à l’omniprésence des kangourous, on sursaute quand même toujours quand ils se pointent juste devant quand on marche.

Pour atteindre Melbourne, nous empruntons la Great Ocean Road (« la géniale route océanique »). Paysages somptueux: une côte déchiquetée baignée par un océan tumultueux où les couleurs ocres des formations rocheuses contrastent avec les bleus de l’océan et le vert roussi (si si c’est possible) du bush. On s’en donne à coeur joie avec nos appareils photos, parce que c’est tellement beau que même avec nos talents de photographes Fisher Price on ne peut pas rater nos clichés.
La Great Ocean Road, c’est aussi la ballade de plusieurs heures à Cape Ottway où nous croisons non pas deux mais une vingtaine de koalas sauvages. Ils sont partout, c’est irréel. Nous sommes d’ailleurs particulièrement fans de la maman koala avec son petit sur le dos qui nous vaut des « ooooh » et des « aaaahh » pendant des plombes.
Après, nous arrivons à Melbourne, et là est venu le moment de la séparation provisoire de ce génial duo de boulettes que nous sommes.
     Les 2 deux semaines de Marie par Marie:

Deux semaines donc sans Frede. Deux semaines où j’ai rencontré plus de Bredls, plus d’amis des Bredls, plus de « mates » des Bredls, plus d’animaux des Bredls, bref, plus d’immersion encore dans l’australian way of life des bloody Bredls.

Et oui, parce que les Bredls, y en a pas que dans le Queensland, y en a aussi dans la région de Melbourne et, Daniel étant descendu pour la période de Noël, je me suis incrustée un peu partout.
Qu’ai-je donc fait durant ces quinze jours sans ma grosse compagnonne de voyage? Basiquement, j’ai continué à voir plein d’endroits chouettes, tout en ayant changé de travelmate et en dormant, ô bonheur et délectation, dans des lits chez des gens que je ne connaissais pas. Et tout s’est très bien passé!!

Il y a d’abord eu quelques jours chez Vicky et John, qui sont la soeur et le beau-frère de Wendy, qui est elle-même la voisine de Cherie Bredl. Oui, je ne les connaissais ni d’Eve ni d’Adam, et d’ailleurs, Daniel non plus, mais en Australie c’est comme ça, si tu peux squatter chez les potes du pote de la grande-tante par alliance du livreur de lait, t’es le bienvenu, même si ils t’ont jamais vu. Après tout, t’as été recommandé, donc 1/ t’es « nice » et 2/ t’es « good laugh ». Sympas ces australiens hein. ^^
Donc Vicky et John nous ont fait visiter Philip Island, j’ai vu des phoques (oooohhh!..) et des pingouins (aaaaaah!..). De là avec Daniel nous avons également été jusqu’au Wilsons Promotory National Park, un parc absolument magnifique où les jeunes bourgeons verdoyants qui éclosent sur les troncs d’arbres calcinés, le tout sur fond d’océan turquoise, fournissent un tableau saississant!…

Prochaine étape après Vicky et John, le tonton Johnny. Pour vous situer, tonton Johnny, c’est le frère cadet de feu Jo Bredl, le papa de Daniel. Johnny, c’est l’artiste de la famille, celui qui vit de la vente de ses toiles. D’ailleurs, même si j’y connais rien en art, il est vrai que j’ai trouvé certaines de ses oeuvres pas mal du tout. Dommage que la peinture qu’il m’a offerte à mon départ, celle-là, ce soit une croûte. M’enfin, c’est l’intention qui compte, et c’était vraiment adorable de sa part.
De chez Johnny (nous étions sur la péninsule de Mornington), on a été jusqu’à Melbourne un soir pour diner avec Frede, ses parents et sa soeur. Ca a été l’occasion pour moi de me venger de tous ces moments passés chez des anglophones qui parlent trop vite en laissant Daniel se débrouiller tout seul au milieu d’un repas entre français où il ne comprenait rien à ce qui se passait. Méchant?…. Mmmm nan, « fair enough » moi j’dirais. De toutes façons, ça n’a pas fonctionné comme prévu puisque la grosse Frede lui a fait la conversation. Trop sympa Frede. Pfff. ^^

Enfin, après les adieux à Johnny, direction le wildlife park d’autres Bredls pour le reste du séjour.
D’autres visites, d’autres découvertes, d’autres rencontres. Quelques moments forts tout de même (parce qu’il m’est impossible de tout raconter, ça prendrait six chapitres sinon):

_ le dîner chez Mickael et Sylvana, où, parce que j’aime ce vin-là, on m’en offre deux bouteilles, et où, parce que j’aime les huîtres, Mickael va s’emmerder à aller m’en ouvrir une douzaine. Juste pour moi. J’aime bien.

_le lunch chez Tricia (la veuve de Peter Bredl, autre membre de la fratrie) où j’ai connu quelques instants moins faciles. Entendez par là des moments où je n’ai littéralement pas su où me foutre. Je parle du bonjour à la vieille mère de Tricia qui, trente secondes après mes politesses d’usage, se met à me chialer dans les bras en me déclamant sa tristesse infinie que Peter ne soit plus de ce monde. Aaaaaah ben oui ma brave dame mais qu’est-ce que j’y peux moi.
Et je parle également du moment fatidique où en plein déjeuner, Tricia pose les cendres de feu Peter et de feu Oma sur la table pour qu’on ne « les oublie pas » et qu’ils « enjoy Christmas with us ». Mmmmmmh moi je dis Youpi qu’est-ce qu’on se marre. Peter (au passage, je ne vous raconte pas mais je tiens à vous informer que je connais toute sa vie en long en large et en travers à Pete moi, de ses derniers mots à sa marque de chocolats préférée), bref, Peter, ou plutôt ses restes donc, ont été tendus à Daniel par Tricia pour « qu »il fasse un calin à son tonton ». Ah la la que d’émotions partagées, j’vous le dis. En même temps, faut avouer que même si c’était un peu strange, c’était quand même rigolo.

_ la visite du wildlife park en elle-même. J’ai joué avec des bébés dingos et j’ai eu le droit à un épouillage du cuir chevelu et à un détartrage des dents par un mignon petit capucin. La classe! ;)

_ la re-rencontre de Robbie Bredl -on l’avait déjà croisé à la ferme, mais il ne nous avait pas parlé vu que 1) on est des femmes et que 2) de toutes façons on ne captait pas un mot de ce qu’il disait- (the « barefeet bushman » comme il s’auto-proclame, c’est à dire l’homme du bush, le vrai, celui qui connait tout de la nature, de l’écologie et de la reproduction des mouches). Vraiment gentil Robbie, ça ça ne fait aucun doute, dommage qu’il soutienne des théories abracadabrantes sur la parfaite santé de la planète Terre (« mais non les tigres de Tasmanie ne sont pas éteints, ils sont juste cachés », « bien sûr que non il n’y a pas de réchauffement climatique, c’est un refroidissement », « le pétrôle est une ressource inépuisable, on nous ment pour des raisons financières », etc…). M’enfin j’ai quand même eu mon heure de gloire quand je l’ai « cassé » sur son exemple de romains qui faisaient pousser des vignes en Ecosse. Ben nan Robbie, désolée, mais y a jamais eu de Romains en Ecosse. Et vu qu’il me croyait pas, il a été vérifier sur Internet. Tout ça pour avoir tort. Dommage hein! :D

Bref, ceci n’est qu’un aperçu de ces quinze jours, mais vu que c’est déjà trop long, je vais m’arrêter là. L’idée globale, c’est que ce furent deux semaines où j’ai apprécié (presque) chaque minute. Mais cela ne m’a bien sûr pas empêchée d’être complétement euphorique à l’idée de reprendre notre road trip!!!
Les retrouvailles:
Une fois la tribu Françaix dans l’avion et la tribu Bredl laissée derrière dans son parc, on se retrouve entre jeunes (ou presque), c’est à dire nous deux + Daniel pour un dîner post-Noël à Melbourne.
Le lendemain, Daniel s’envole pour le Queensland et pour nous, c’est la reprise du road trip. Enfin, pas tout de suite tout de suite, d’abord, il y a le jour de l’an à fêter.
Resto français (vin français, serveur français,et, ô joie, fromage français), puis soirée dans un bar jusqu’à pas d’heure.
Oui, rien de très original. Sauf qu’on est à Melbourne et que c’est la classe.

Grâce à la magie du  Doliprane et de l’Alka-Seltzer nous repartons le lend…. euh non, le surlendemain.

On se dirige vers les Dandenongs National Park. Comme on a pas totalement décuvé, on se contente d’une ballade de papis. Le jour d’après, on est réveillées par une vingtaine de personnes et leurs chevaux qui arrivent sur le parking où on dormait.
C’est là qu’on fait la connaissance de Burnie, un vieux monsieur qui propose à Marie une ballade à cheval. Proposition qui ne se décline pas. Une fois qu’ils sont revenus, on entame l’apéro et Burnie nous raconte sa vie, sa passion pour les chevaux, sa bitch de fille et sa fuckhead d’ex-femme.

Après ça, on décide de faire l’attraction Touristique avec un grand T du coin: le Puffing Billy. Il s’agit d’un petit train qui traverse la forêt. On s’amuse bien à s’asseoir sur le rebord de la fenêtre et à essayer de toucher les feuilles des arbres avec nos pieds. Et on n’a même pas honte.
Après ce petit moment régressif, on s’attaque à une ballade un peu plus intellectuelle au milieu des statues de William Rickett. Les sculptures se fondent parfaitement dans la forêt, on a l’impression de croiser des esprits des bois, c’est vraiment très chouette.

On enchaine sur le Prom National Park (que Marie connaissait déjà). Même les centaines de touristes qui viennent passer leurs vacances là n’arrivent pas à gacher la beauté du lieu. On se promène au milieu des arbres brûlés dont les feuilles commencent à repousser. C’est très étrange. C’est splendide.
Le soir, on va au ciné de plein air -encore un film intellectuel à notre actif, avec Hugh Grant et Sarah Jessica Parker, mais malheureusement notre niveau d’anglais ne nous permet pas encore de tapper bien plus haut…- et là, emmitouflées dans nos sacs de couchage, on voit défiler sous nos pieds… des wombats!!! Ils viennent manger les restes des pop-corns que les gens ont laissés par terre.

Le lendemain, journée plage, toujours au Prom. Superbe rivière qui vient rejoindre la mer, sable blanc… Petit bémol quand même: le flic qui vient nous voir sur le parking alors qu’on est en train de remplir notre sac à pique-nique et qui nous dit qu’on a l’air « dodgy ». Il nous demande d’ouvrir notre sac… et ne va pas plus loin devant nos airs ahuris et nos sandwichs au jambon!

Après tout ça, re-direction Melbourne. Ou plus exactement le ferry qui part de Melbourne et qui doit nous emmener en Tasmanie!!!!
A préciser quand même: la veille du départ on campe en retrait de la ville et le lendemain matin… on se paume littéralement. Du coup on manque de louper le ferry. Finalement on s’en sort pas mal. On est tellement en retard que les mecs de la sécurité n’ont plus le temps de nous confisquer nos bouteilles de gaz pour le réchaud.
On embarque (car’yoka aussi bien sûr), et c’est parti pour dix heures de bateau!

On arrive à Devonport. Notre première journée tasmanienne est consacrée à l’hygiène. Pas passionnant, mais plus que nécessaire. Première douche en quatre jours, première lessive en trois semaines et première vaisselle avec une éponge et du produit depuis… trois mois. Si si c’est possible. La vie à la roots demande parfois quelques sacrifices…

Puis, direction Wyniard et le Table Cap National Park. Vue splendide. On enchaine sur Stanley où on prend un télésiège pour atteindre le « Nut ». Ballade au milieu des paysages magnifiques, avec vue de fond sur la mer turquoise.

Le jour d’après, on s’attaque au parc national qu’on attend depuis notre arrivée sur le sol australien, celui qu’on voit sur les photos des brochures de voyage, celui qui nous faisait rêver la nuit à Paris… J’ai nommé le Cradle Mountains National Park.
Pour vous dire la vérité, à la base, on voulait faire « l’overland track », une rando de six jours qui traverse ce parc jusqu’au lac St Clare. Mais comme on est des boulettes et qu’on s’y est pris trop tard pour réserver, les quotats de marcheurs par jour étaient complets pour deux mois. Du coup il a fallu se rabattre sur une rando à la journée.
On était très déçu au départ. Et puis finalement, quand on a vu l’état de nos poumons/ pieds/ rythme cardiaque/ mollets/ cuisses/ampoules au petit doigt de pieds au bout d’une seule journée de marche, on s’est dit qu’au fond c’est pas si grave…
Bref, pour revenir au Cradle Mountains… Les paysages ressemblent à ceux du « Seigneur des Anneaux » (film -très intello encore une fois, oui je sais je me surpasse dans mes références aujourd’hui- qui a été tourné en Nouvelle-Zélande, donc pas si loin). Cette même impression d’irréel, de fantastique. Les montagnes, les lacs, le bush à perte de vue… Bref, encore un magnifique souvenir!

Puis, destination un peu moins jolie: Launceston. On se promène dans les Cataract Gorges.
Ensuite, on se dirige vers les Columba Falls. Là, le magnifique est de nouveau au rendez-vous avec cette cascade -la plus haute de Tasmanie- au milieu de la forêt humide.
On enchaine on enchaine: les dunes de St Helens, la colonie de pingouins de Bichenau, les randos dans le Freycinet National Park jusqu’à Wineglass Bay et une plendide plage…
On continue sur la péninsule de Tasman, on voit les Tesselated Pavements (formations rocheuses naturelles qui ressemblent à des pavés sous la mer), la Tasman Arch, la devil kitchen (autres formations rocheuses). On avance jusqu’à Pirate Bay, où on est scotchées par la vue.
Puis petite visite dans un centre de protection des diables de Tasmanie, histoire de faire coucou à Taz. Après ça, destination un peu plus lugubre: Port Arthur, la fameuse prison où étaient déportés les convicts difficiles. Puis, direction Hobart capitale de la Tasmanie qu’on viste en suivant à la lettre les indications de notre Lonely Planet. Et après, les Hartz Moutains National Park.

Je fais ici une pause dans mon récit. Je suis certaine que vous vous interrogez: au milieu de ces paysages splendides, de ces découvertes fantastiques, de ces plages de sable fin et des ces eaux turquoises… Où est passée la boulettitude de nos deux aventurières?..
Donc, c’est à ce moment précis que je vous rassure, malgré tout, la loose n’est jamais très loin. Aux Hartz Moutains, il se met à pleuvoir. Et pleuvoir encore. On est donc obligées de faire demi-tour une fois qu’on est trempées jusqu’aux os. On décide de retourner à Hobart histoire d’aller sur internet en attendant que l’averse passe. Tout va bien, on rédige quelques mails, on lit avec plaisir les nouvelles des gens qui nous écrivent et on insulte allégremment ceux qui ne le font pas. On a même vérifié la météo, le jour d’après il est censé faire beau. Ca tombe bien, on va en profiter pour aller au Lac Saint-Clair! De retour à la voiture, on jette un oeil à la carte et on décide d’un endroit où on va dormir, y a même l’air d’avoir une douche, c’est Byzance. On démarre.

Et là, c’est le drame. La boîte de vitesse ne répond plus.
Il faut se rendre à l’évidence: on est en panne.
Heureusement, on a quelques connaissances en mécanique maintenant -ainsi qu’un garagiste sympa qui nous avait dit quand on avait fait la vidange qu’on avait un « CV joint » (soit un joint de transmission homocinétique pour ceux qui suivent) qui aurait peut-être un problème un jour, sans compter un Daniel Bredl qui sait identifier un problème sur une auto quand on lui téléphone et qu’on démarre la voiture en même temps pour qu »il entende le bruit que ça fait- bref, grâce à cette accumulation de facteurs, nous sommes capables d’identifier le problème: c’est le CV joint qui déconne!
On se résoud à aller dormir dans une auberge et à appeler un gargaiste le lendemain matin. Chose dite, chose faite. Première dépanneuse pour notre Caryoka, le garagiste est super efficace et nous la répare en une journée. Il vient même nous chercher le soir pour qu’on ait pas à prendre le bus. Avant de partir, il nous précise que les pneus sont lisses et qu’il faudra penser à les changer bientôt. On s’en va, finalement on a perdu qu’une journée c’est pas si grave, on est presque contentes de nous. Dodo. Puis en route pour le lac St-Clair.

Comme d’hab Marie conduit, la musique est à fond, petites routes de montagnes sinueuses et très jolies malgré la pluie qui s’est remise à tomber. Et là, re-le drame. La voiture dérape, pas le temps de comprendre ce qui se passe, on enchaîne les têtes-à-queues pour finir dans un buisson sur le bas-côté. Et oui, on a crevé et fait un aquaplanning! (dans quel ordre, ça, on sait pas). Heureusement pas d’autres voitures à l’horizon et pas de ravin. Bref dans notre malheur on s’en tire vraiment bien. C’est le moment qu’on choisit pour se poser les bonnes questions: « Au fait tu sais changer une roue toi? » « Euh… nan. » « Et t’as une idée de comment il marche le cric? » « Euh…. nan plus. ».
Nous voilà donc sous la pluie à éplucher le manuel de la voiture. On se débrouille pas trop mal, on réussit à dévisser les boulons, enfin sauf le dernier qui est trop serré. Bref on finit par arrêter de jouer aux nanas indépendantes et par stopper une voiture. Un gentil monsieur nous change notre roue avec un autre gentil monsieur qui s’arrête aussi. Ca a l’air simple quand on les regarde. Bref, le problème est solved, la boulettitude en revanche est still here.

On finit par arriver au lac St-Clair où on a quand même le temps de faire une petite ballade.
Le jour d’après, nous faisons nos adieux à la Tasmanie et rembarquons pour Melbourne.
Journée suivante passée à faire changer nos pneus, héhé.

Puis traversée des Gippsland, des lacs gigantesques, des plages splendides. Arrêt au lac de Mallacoota. Puis adieux cette fois-ci au Victoria. Nous voilà de retour dans le New South Wales. On se dirige vers les Snowy Moutains (y a pas de neige en ce moment) et le Kozciusko National Park. Here we are.
Comme vous le savez, nous rentrons bientôt (le 12 mars, déjà). Notre grande boucle de l’Australie touche à sa fin. Fierté de se dire « on l’a fait! ». Nostalgie +++ aussi.

Au programme de cette fin de voyage: Canberra (un an en Australie sans voir la capitale, ce serait un peu stupide!), Jervis Bay, puis retour à Sydney où Geoffrey vient nous rejoindre pour 2 semaines à partir du 29 janvier. Pour la suite, quelques projets aussi: Marie retourne chez les Bredl et moi je devrais faire une petite escapade en Nouvelle-Zélande…..
Enfin, on vous en dira plus au prochain épisode!….

 

 

 
 



les dernieres news
10 décembre, 2009, 7:27
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Ca fait pas mal de temps qu’on n’a pas écrit. Du coup il s’est passé plein de choses et on ne sait pas très bien comment vous les transmettre. Cependant, étant donné que plus personne ne nous lit, ne commente nos articles ou ne nous envoie de mails, on a décidé d’aller à la facilité.
Pour Flo, Véro, Jess, Bina, ainsi que pour Françoise et nos mères (les seules qui s’intéressent encore à nos vies et/ou sont susceptibles de nous faire un chèque pour Noël -d’ailleurs merci, on vous aime, gros bisous- ), voici quand même un catalogue détaillé de nos dernières aventures.

1) Broome

a- Cable Beach
sable blanc, eau turquoise, coups de soleil, observation de la promenade des touristes à dos de chameaux.

b- Cinéma en plein air
cadre très chouette, film « funny people » sympa, qu’on comprend presque intégralement. On se fait bouffer par les moustiques.

2) Ningaloo Marine Park

a- Exmouth
De l’autre côté du miroir: on sauve Corentin et Babette -deux backpackers français faisant du stop sur la route après avoir crevé deux fois en moins de douze heures- de la déshydratation et du sombrage dans la folie à cause des mouches en les déposant au garage.

b- Cape Range National Park
_ camping à Turquoise Bay: sable blanc, eau turquoise. Snorkelling au milieu des magnifiques coraux et des poissons multicolores.
_ attaque de nos nouilles chinoises par un kangourou pendant la nuit.
_ coups de soleil +++, douleurs indicibles et pelage +++ les jours suivants.

c- Coral Bay
_  sable blanc, eau turquoise. Plage et snorkelling.

_  baie avec des bébés requins, qu’on prend au départ pour des raies mantas…

_  rencontre d’un quéqué français à la recherche de sa copine qui l’a abandonné en prenant son van et son meilleur pote il y a de ça quelques jours.

3) Shark Bay

a- Monckey Mia

On voit plein de dauphins venus se faire nourrir par les guides du parc.

b- Shell Beach

On lit nos bouquins affalées sur une plage de coquillages blancs.

c- Hamelin Pool
On se cultive en apprenant ce que sont des stromatolites, càd des organismes monocellulaires (comme la plupart de nos ex…) qui ont réalisé la première photosynthèse. On se ballade le long de la plage en les observant (c’est marrant ça fait des bulles).
Marie kiffe sur le bébé mouton du monsieur du centre d’information des visiteurs. Genre elle n’en a jamais vu en France…

4) Kilbarra National Park

_ Ballade au milieu du bush et des gorges somptueuses. Séance photos autour d’une fenêtre naturelle (trou dans la roche).
_ Le lendemain, après un réveil à la roots (comme d’hab), Frede se fait une peur bleue en manquant de pisser sur un scinque (gros lézard-serpent).
_ Au bout de huit mois, première victime de la conduite de Marie: un petit lapin qui s’appelait Poupi -ou du moins, le drame qui en a découlé lui donne le droit d’avoir un prénom (private joke pour Bina). Dépression.

5) Pinacles desert

_ Désert de sable où se dressent des pierres comme des menhirs. Il y a plein d’explications scientifiques à ça, qu’on ne vous citera pas ici. C’est beau.
_ Ballade au milieu des pinacles. Les mouches sont archi-présentes.
_ Drive au même endroit. Notre jolie voiture (de son petit nom Car’ Yoka pour ceux qui ne le savaient pas encore), se prend pour un 4X4.

6) Perth

_ Découverte de la ville. C’est plutôt joli pour une ville australienne. Dommage qu’il se soit mis à pleuvoir au moment où on s’est décidé à sortir nos appareils photos.
_ Séance culture dans les musées et galleries d’art dans lesquels Frede traine Marie. Cette dernière, plutôt réfractaire à l’art contemporain, apprécie néanmoins.
_ On profite d’être en ville pour dépenser de l’argent qu’on n’a pas au restau. Faut bien se remettre d’un régime de plusieurs semaines à base de noodles et d’eau du robinet plus ou moins potable.

7) Fremantle

_ On laisse Car’Yoka au garage. Pas de panique, on n’est pas en panne, c’est juste pour la vidange!
_ Ballade dans le marché couvert.
_ Occupations de la vie quotidienne: lavomatic, glandage sur internet, courses, réapprovisionnement en bouquins intellectuels écrits en anglais (Daniele Steel et autre…).

8) Forêts du Sud

a- Gloucester National Park
On grimpe à un arbre qui fait 61mètres de haut et Marie manque de se chier dessus.
Rando de 10km où on croise un énorme serpent.

b- Le lendemain, il pleut à torrent. Journée loose dans la voiture.

c- Tree top Walk
Ballade sur des ponts suspendus au milieu d’arbres géants.

9) Mont Barker

a- Pornongurup National Park
Randos splendides mais très physiques. On crache nos poumons en montant un sommet. On croise un papi de 80 ans pour qui ça se passe bien.

b-Stirling Range National Park
Cette-fois, nos poumons manquent vraiment d’imploser en grimpant à un pic. Mais en haut, c’est magnifique.

c- Tentative honnête (après 3jours sans s’être lavées) de prendre une douche dans un camping, qui se solde par un refus désagréable de la grosse grognasse de l’accueil du camping en question, et dont la conséquence est un détour de 40km pour finir par truander une autre douche dans un autre camping.

10) Albany

_ C’est pas moche. C’est pas joli. C’est juste bien d’atteindre une ville après 400km de bush.
_ Visite des curiosités naturelles du coin. Entre autres, le Gap, grand fossé creusé dans la roche par la mer, le natural bridge, un pont en grès au dessus de l’océan, et des blowholes, dans lesquels la mer est sensée être projetée, sauf que ce jour-là, ça ne marche pas.
_ Mission lavomatic de la mort qui tue. On nettoie même les duvets dans lesquels on dort depuis 8mois.
_ Moment culture: on va voir New Moon… Et même qu’on comprend.

11) Esperance

_ Great Ocean Drive: Un parcours en Car’Yoka au milieu de panoramas époustouflants.
_ Moment intense et délicieux de la douche à la Road House BP (après plusieurs jours sans eau encore une fois). Elle a toutes les qualités requises (ce qui est rare): eau chaude et pression.

12) Kalgoorlie

_ Visite d’une ancienne mine d’or. On a l’air connes avec nos casques de mineurs. Ca a l’air intéressant, dommage qu’on ne saisisse pas un mot de ce que baragouine le guide 300% Australien qui articule à peu près autant qu’une grand-mère édentée qui mastique un chewing-gum.
_ Pique-nique au feu de bois dans une rest area. Le feu a pris, on est fières. Cela dit, Marie frole la dépression nerveuse quand son deuxième babybel tombe dans les cendres.

13) La plaine de Nullarbor

_ 1500km au milieu de nulle part. Et ça comprend le plus grand tronçon de route droite du monde, à savoir 150km. On ne croise rien (Nullarbor: nul arbre), c’est impressionnant.
_ On profite de ce paysage monotone pour venir à bout d’un air qui nous trottait trop souvent dans la tête: nous apprenons par coeur les paroles des lacs du Connemarra de Sardou. Attention, un concert est prévu à notre retour en France.

14) Péninsule d’Eyre

RAS.

15) Flinders Range National Park

_ Plusieurs randos, dont une de 20km. C’est magnifique, mais on a des ampoules.
_ On croise un porc-epic.
_ On croise des kangourous (comme d’hab), dont un avec son bébé dans la poche.
_ On croise des émeus pas farouches.

16) Coober Pedy

_ détour de 1000km pour aller visiter cette ville qui nous intrigue.
_ visite d’une mine d’opales.
_ visite d’habitations troglodytiques.
_ visite d’une église troglodytique.
_ découverte, alors que ça fait presque une semaine qu’on est dans l’état du South Australia, qu’ici, contrairement au Western Australia, ils appliquent le changement d’heure hiver/été, et que donc ça fait 5jours qu’on vit avec une heure de retard.
_ intéraction avec l’autochtone qu’on aide (sans succès) à chercher à-travers la ville son fils probablement bourré qui va louper son bus.

17) Clare Valley

_ dégustation de vins.

18) Adelaide

_ ballade dans la ville.
_ trainage de Marie dans l’Art Gallery.
_ découverte de l’ultimate double wooper chez Hungry Jacks, qui fera passer le big-mac pour un amuse-bouche pour les 20 prochaines années.

Et voilà, ça, c’est fait.
A plus,

Marie et Frede



photos
2 novembre, 2009, 7:56
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p1020543.jpg p1020657.jpgp1020606.jpg  p1020621.jpg  p1020665.jpg So, pour illustrer l’article ci-dessous:

D’abord, notre magnifique tracteur special mango-picking, et toute notre petite equipe en plein effort de pause. Puis, et si si si c’est bien ce que vous pensez: notre nouvelle voiture!!! On ne lui a pas encore trouve de nom, mais on est ouvertes aux propositions. Apres, des chevaux sauvages croises lors de notre road trip, et la fameuse flaque d’eau sur la dirt road qui nous a forcees a faire demi-tour. Et enfin Cable beach, 2eme plus belle plage d’Australie. Oui, je sais, ca enerve…



reprise du road trip!!!
2 novembre, 2009, 7:43
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Eh oui, les billabongs de l’Arnhemland, ça fait maintenant un bail.
Déjà six semaines sans article sur le blog.
Bah oui… On était toujours à Darwin, occupées à chercher un boulot et une nouvelle voiture. Du coup on a passé pas mal de temps sur internet, et la plupart d’entre vous  (enfin, ceux qui nous écrivent) connaissent tous les petits détails croustillants de notre vie quotidienne dans cette ville passionnante du Northern Territory. Et, pour les autres, bah vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Je ne vais pas tout vous redétailler ici. Simplement vous parler de notre boulot parce que ça vaut le détour.
So, le mango-picking.

Présentation des personnages:

_ Steeve: Le fermier. Un grand sourire de gentil et un gros ventre plein de bières. Vit tout seul dans sa grande ferme depuis qu’il s’est séparé de sa femme.

_ Thelma: Belle-fille de Steeve. Vit à Cairns mais vient tous les ans à la ferme pour la saison des mangues. Ne vit que par et pour le maquillage, les « parties » (grosses beuveries), ses fringues chères et moulantes et son mec dont le travail édifiant consiste à tapper sur les immigrants clandestins qui arrivent en Australie par bateau. Malgré tout ça, elle est trés gentille.

_ Stacey: Vit à Darwin avec son mec mais en pince pas mal pour Alex. Trés sympa, et humour sarcastique +++, ce qui ne gache rien.

_ Alex et Delf: 2 backpackers Allemands. Pas des bêtes de travail, mais trés gentils. Alex est trés fier de son physique de boxer, et aime bien l’exhiber devant les yeux envieurs de Delf, qui lui est plutôt rachitique.

_ Olivier et Thierry: 2 backpackers Français, arrivés un peu plus tard que nous. Contribuent fortement à mettre de l’ambiance à la ferme. Et qu’est-ce que ça fait plaisir de parler français…

_ Nan’ et Rage: 2 vieux Australiens qui vivent dans leur caravane au fond du jardin. Et ce, depuis que leur asshole de gendre a largué leur bloody fille et les a laissés avec des dettes énormes. Donc maintenant, Nan’, qui ne fait absolument pas ses 70 ans, s’occupe de tout à la ferme avec une énergie débordante (cuisine, ménage, lessive…). C’est un spectacle à elle toute seule, quand on la voit, on a juste envie de s’asseoir et de l’écouter. Perso, on est trés trés fan. Elle s’attache beaucoup aux deux Allemands et à nous, au point de se mettre à pleurer le jour de notre départ.
Rage est trés gentil aussi, mais on ne comprend rien à ce qu’il dit.

Une journée type:

6h30, on se lève. Il faut sortir de la chambre climatisée. Ca fait chier. Stacey, qui dort avec nous, est déjà debout. On s’habille, on descend. Ah merde, c’est vrai qu’il faut parler anglais. Heureusement, il est tôt, personne n’est trés locace. On mange nos céréales en face de Delf et Alex qui ont l’air aussi réveillés que nous.
7h00, ça y est, c’est l’heure. On sort, il fait déjà trop chaud. Ca promet. On se dirige d’un pas pas trés motivé vers le tracteur. Delf et Alex s’arrangent pour squatter la planque, à savoir le haut de la remorque, là où on cueille 3 mangues toutes les 2heures et où on peut fumer des clopes sans se faire griller.
Nous, on se sépare. L’une prend un picker et doit s’attaquer aux mangues du bas. L’autre monte sur la remorque à l’étage du de-sapping et passe sa matinée à couper les tiges des mangues pour enlever l’acide qui est à l’intérieur.
Stacey allume la radio, Steeve démarre le tracteur, et c’est parti pour 10heures de réjouissances.

Donc, il faut cueillir les mangues. Mais attention, c’est pas si simple. Pas les trop vertes, pas les trop petites, pas les pourries, pas les trop pleines, et pas celles qui sont pointues vers le bas.
Le problème, c’est qu’au bout d’un moment, une mangue, bah ça ressemble à une mangue. Et du coup, on cueille n’importe quoi.

C’est lourd. Ca fait mal au bras de tenir le picker. Ca fait mal à la nuque de regarder en l’air. Ca fait mal à l’épaule de soulever les mangues. Et surtout, ça fait mal à la tête quand Alex et Delf nous font tomber des mangues dessus.
Il fait chaud. Trop chaud. On transpire. En plus, y’a des mouches, c’est chiant. Et vu qu’on tient le picker, on n’a pas les mains libres pour les empêcher de rentrer dans notre nez. Alors, on souffle comme des vaches.
Au de-sapping, c’est pas mieux. Quand Steeve freine trop fort, on se fait éclabousser par le sap et ça brule. On passe des heures debout sans bouger et ça fait mal aux pieds. Ca pue l’acide. On galère quand on fait tomber le sécateur au fond de la cuve. Nos mains sont ridées comme si on avait 127 ans.
Pause vers 10h pour changer l’eau de la cuve. On est déjà crevées. On ne ressemble à rien tellement on transpire. On fume une clope.

Eh ça y est, c’est reparti.
Et on cueille, et on cueille, et on cueille. Inlassablement.
Et on de-sappe, et on de-sappe, et on de-sappe. Inlassablement.
Et Pink chante mal, et Pink chante mal, et Pink chante mal. Inlassablement.

Ca y est, enfin, c’est l’heure de manger.
On se dirige vers la cuisine. Nan’ nous attend pleine d’énergie comme d’habitude. C’est bien la seule. Elle a lavé nos fringues. Elle gueule sur Alex et Delf qui n’ont pas rangé leur bloody chambre.
Elle a préparé une pile énormissime de sandwichs pour tout le monde.
On s’asseoit et on mange. Trop.
Thelma et Stacey en sont déjà au rhum coca, nous ça nous impressionne. Sous 45 degrés, on ne le ferait pas.
L’heure de pause passe trop vite, il faut déjà y retourner.

Il fait encore plus chaud. Si, si c’est possible. On est fatiguées donc on fait tomber les mangues. Du coup, il faut se baisser et ça fait mal au dos.
Et on cueille, et on cueille, et on cueille. Inlassablement.
Et on de-sappe, et on de-sappe, et on de-sappe. Inlassablement.
Et Pink chante mal, et Pink chante mal, et Pink chante mal. Inlassablement.
Vers 18 heures, enfin, on arrête.

On n’en peut plus. On rêve d’une bière. Ca tombe bien, Steeve nous en offre plein.
Apéro prolongé sur la terrasse. Il fait un peu moins chaud. Mais on se fait bouffer par les moustiques.
Nan’ met l’ambiance.: « Do you realize that this bloody dickhead left my daughter and… Ey, I heard you speaking in french! It’s forbidden! You are in Australia! Speak bloody english!! ».
Steeve fume sa pipe de marijuana.
Stacey et Thelma en sont à leur 8ème rhum.
Olivier et Thierry organisent une partie de volley filles contre mecs, avec un ballon de piscine.
Les évènements sportifs passés -on s’est faites latter au volley, quelle surprise…- c’est l’heure de la douche.
Ca, c’est pas mal du tout.
Après, on mange les spaghettis bolo de Nan’. C’est bon.
La télé nous berce. Encore quelques parties de cartes (on a appris à tout le monde à jouer au trou du cul), et au lit.
Vivement demain!

L’après mango-picking:

Eh bien après, on a passé une semaine à se gratter!
J’ai été brulée au 6ème degré par le sap et ai déclenché la maladie intéressante du « mango rash ». En résumé, brulûres partout, boutons partout, visage et yeux enflés, profil d’élephantman… Top sexy… La pharmacienne m’a envoyée d’urgence chez le médecin, et je m’en suis sortie avec de la crème à la cortisone et des anti-histaminiques mega-puissants pendant sept jours.
Quant à Marie, elle a développé quelques jours plus tard des plaques rouge vif sur toutes les parties de son corps.
Mais, finalement, ça va mieux.

Et et et…. On a acheté une voiture!!!
Et du coup, on the road again, ENFIN!!!

Alors déjà, on commence par la bonne nouvelle: notre voiture roule!
Ce qui tombe plutôt bien, puisque les distances entre les sites sont hallucinantes.
On a fait un stop à Katherine pour se baigner dans les gorges. Puis on a quitté le Northern Territory pour entrer dans le Western Australia.
1500 km de Darwin à Broome, une route droite, des paysages désertiques.
A noter quand même, on voit nos premiers baobabs qui se dressent au milieu de nulle part. Sinon, les seuls êtres vivants qu’on croise, ce sont les chevaux sauvages et les vaches.

On a voulu tester l’endurance de notre voiture en s’aventurant sur une dirt road pour se rendre dans un parc national qui avait l’air magnifique. Après 70km de route cahotique et poussiéreuse, on s’est retrouvées bloquées par une rivière qui traversait la route. Obligées de faire demi-tour.
Boulétitude forever.

Puis Broome, et surtout Cable beach, sa plage magnifique. L’océan Indien est chaud et turquoise. Que du bonheur à tartiner.
Et aussi les 24 huitres qu’on a gobées face à la mer.
Ainsi que le cinéma en plein air (le plus vieux d’Australie), où c’est nous qui nous sommes faites gober par les moustiques.

Et depuis, bah on roule. 2500 km… On s’arrête au bord de la route pour manger des nouilles chinoises et dormir.
Prochain stop, Ningaloo Marine Park!

 



un apercu du choc de culture…
2 novembre, 2009, 7:35
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SEMIOLOGIE:

Vous ne vous souvenez pas de la dernière fois que vous avez mis autre chose que des tongs à vos pieds.

Quand vous croisez quelqu’un de désagréable, ça vous parait tellement bizarre que vous en parlez pendant trois mois.

Vous ètes bronzé.

Vous demandez toujours aux caissiers/vendeurs comment ils vont, même si vous ne les connaissez pas.

Vous regardez spontanément à droite en premier avant de traverser.

Vous achetez vos clopes par paquet de 50.

Vous vous sentez un peu déprimé quand ça fait plus d’une semaine que vous n’ètes pas allez pêcher.

Vous prenez systématiquement des photos avec les poissons que vous avez péchés, en les tenant bien devant l’objectif pour qu’ils paraissent plus gros.

Tout le monde vous appelle « mate », même les gens qui ne vous connaissent pas, et ça vous semble normal.

Au supermarché, vous ne trouvez pas d’alcool. En revanche, vous pouvez acheter des médicaments.

Vous ne vous souvenez plus de la dernière fois que vous avez mangé un bon fromage.

O la bonne nouvelle, vous avez arrêté de ponctuer vos phrases avec des « putain ». Maintenant, c’est avec des « fuck ».

Vous buvez plus de bières que d’eau.

Vous mangez au minimum quatre hamburgers par semaine.

Vous avez oublié ce que le mot « stress » veut dire.

Ca vous parait normal qu’on vous invite à boire un verre/ manger/ dormir même si on ne vous connait pas.

Vous même, vous proposez spontanément à des gens que vous connaissez à peine de les héberger s’ils passent par chez vous.

L’organisation et la plannification vous semblent des concepts trés aléatoires.

Vous ètes habitué à réfléchir pendant quatre jours et changer cinquante fois d’avis avant de prendre une décision simple.

Ca vous parait normal de demander des services à des gens qui ne vous connaissent pas.

Pour vous, une soirée commence aux alentours de 17heures, après le travail, et finit rarement après 22heures.

Vous ètes toujours habillé comme un pouilleux, peu importe l’occasion.

Vous trouvez normal que des gens à qui vous n’avez dit que deux phrases vous trouvent adorable.

Vous avez besoin de conduire au moins 10 heures d’affilée avant de commencer à penser qu’un trajet est long.

Vous trouvez normal de boire avec votre patron une fois la journée de travail terminée.

Vous vous promenez en mini-short ou mini-jupe sans aucun complexe.

Vous ètes habitué à ce que des gens qui ne vous connaissent pas vous racontent leur vie privée.

Votre nouvelle devise: « see what happens ».

Vous n’ètes pas géné par le silence, même quand vous ètes invité chez des gens.

Les amis de vos amis sont vos amis. Les connaissances de vos connaissances sont vos amis aussi.

Vous savez qu’il est impoli de dire merci quand quelqu’un vous rend un service.

Vous trouvez normal qu’une journée de travail comporte 4 heures de travail effectif, et 4 heures de pause.

Vous ètes habitué à attendre une demie-heure minimum pour qu’on vous serve une boisson dans un café.

En voiture, vous faites signe aux conducteurs que vous croisez sur la route pour leur dire bonjour.

C’est le caissier du supermarche qui met vos courses dans des sacs pour vous.

Vous ne rincez plus la vaisselle pour economiser de l’eau.

Vous trouvez normal de croiser des caddies vides partout dans les rues, et pas necessairement pres des supermarches. Vous-meme, vous ramenez vos courses en caddie jusqu’a chez vous quand vous avez la flemme de porter des sacs.

Vous savez que le bonhomme du passage pietons ne restera vert en faisant « bip bip bip » que quelques secondes (meme pas le temps de traverser), mais qu’ensuite il redeviendra rouge pour de longues minutes.

Vous avez oublie ce que c’etait qu’un bouchon en liege sur une bouteille de vin.
DIAGNOSTIC:

Vous ètes en Australie depuis 7 mois et demi!



L’Arnhemland en photos
17 septembre, 2009, 11:24
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Glossaire d’un sejour en Terre d’Arnhem
17 septembre, 2009, 10:53
Classé dans : Non classé

AVION:
Pour accéder au camp de Davidsons Arhemland Safaris, la voie des airs s’avère être la meilleure option. Sauf que la liaison Darwin-Borrodaile ne s’effectue pas à bord d’un Boeing 747, mais à bord d’un avion minuscule à peine plus grand qu’une Smart. 4 places assises (dont le pilote), des tonnes de cartons de bouffe prêts à être livrés au camp qui débordent de partout, et hop, on décolle. Ca fait du bruit, ça tremble, bref, ça rend nerveux un peu.
Mais on commence à se détendre du slip quand on prend de l’altitude et que le paysage qui s’offre à nous en bas nous coupe le souffle. Survol du Kakadu National Park, avec la rivière qui serpente au milieu du bush rappelant la légende arborigène du Rainbow Serpent qui créa les éléments… Magnifique.

CAMP:
 Au milieu de nulle part, à 400kms de Darwin, en Terre d’Arnhem (territoire aborigène nécessitant l’obtention d’un permis pour y entrer) se dresse le camp. Une vingtaine de tentes équipées de moustiquaires et de ventilateurs, relativement inefficaces d’ailleurs puisque faisant circuler de l’air brûlant. Un bâtiment principal avec la cuisine, le dining-room, un bloc salle de bain et chiottes pour les clients, et un pour le staff.

STAFF:
D’abord il y a Ray, celui sans qui tout le monde mourrait de faim. Ray, il est là pour gérer le camp dans son intégralité; ça va des commandes de ce qu’il va se faire livrer par avion aux réservations des clients en passant par l’organistion de l’emploi du temps de ses guides et  la bouffe pour tout le monde, qu’il y ait 2 pecnos dans le camp ou 150. Son nom de code (ce qui nous permet de parler de lui sans qu’il ne s’en aperçoive): Monsieur tatillon. Eh oui, parce que Ray il est du genre à vouloir que les draps soient pliés 4cm en-dessous de l’oreiller, et à utiliser des assiettes différentes pour le petit dej, le lunch et le dinner.
Ray, il est gentil, et il nous parle comme à des débiles, ce qui fait qu’on le comprend pas trop mal les 3/4 du temps.

Amanda et Clare sont les deux guides du camp. Elles gèrent toutes les sorties, conduisent les 4X4 et les bateaux. Et quand il n’y a pas d’helpers, elles servent aussi de femmes de ménage, de serveuses, de kitchen hand… Clare est super dynamique (nom de code: Madame pressée), parle super vite, a tendance à faire cinq choses en même temps. Amanda est plus cool, pèse 36 kg (d’où son surnom Madame rachitique), aime bien rigoler et regrette l’ambiance parfois trop sérieuse au camp.

Greg: guide pour la chasse et la pêche, il est aussi homme à tout faire dans le camp. Véritable homme du bush, il ne supporte pas la ville et est trés fier de nous apprendre plein de stuff sur la manière de se repérer dans l’espace avec une montre, le mode de vie des crocodiles ou la façon de reboucher des trous sur un plancher. Il a une descente de bière impressionnante. Son nom de code: Marek, du fait de la ressemblance physique frappante avec notre Marek, le seul, le vrai, l’unique.

Roger: helper suédois qui est arrivé au camp il y a cinq mois et qui n’en est jamais reparti. Il est électricien et aide Greg à construire un nouveau dining room et une piscine. Il sert également de guide pour les sorties pêche. Il a quasiment fait le tour du monde, c’est impresonnant quand il parle de tous les endroits où il a été. Nom de code: Ikéa.

Max: le proprio, pas toujours trés aimable, mais pas souvent là donc c’est pas trés grave. Surnom: Pépé.

MENAGE:
Bah oui, pas de bras, pas de chocolat. Les touristes payent 650$ par jour, et 950$ leur aller en avion. Nous on a tout ça gratuitement, mais en échange, on bosse (un peu). Rien de trés sorcier, nettoyage des tentes, lessive, refaire les lits, nettoyer salle de bain et chiottes, faire la vaisselle, et le service à table. A part ça, de temps en temps on donne un coup de main aux mecs qui bricolent, mais en général on ne fait pas grand chose d’autre.

CLIENTS:
Vieux et riches. Australiens pour la plupart, mais aussi Américains, Anglais, Autrichiens, Hollandais… En général absolument adorables, toujours contents de discuter avec nous et de savoir dire « bonjour » ou « merci » en français. Certains d’entre eux nous ont même proposé de nous héberger quand on passera par chez eux.

INCONVENIENTS EN TOUT GENRE:
Je n’en vois que trois, mais ils sont de taille:
la chaleur: 45° à l’ombre, aucun endroit frais, pas de vent, le soleil qui tappe de 8heures du matin à 19 heures le soir, et encore, même la nuit, il fait trop chaud. Et il parait que là ce n’est rien et que ça va encore empirer…
Les mouches: partout, tout le temps, elles vous suivent, dans tous vos déplacements, elles viennent se foutre dans les yeux, le nez, les oreilles, et elles piquent!!
Les moustiques, qui apparaissent par centaine le soir, une fois que les mouches sont parties se coucher…

ART ABORIGENE:
Dans nos moments libres, nous joignons souvent les  »tours » pour les clients. C’est alors l’occasion de visiter des sites d’art rupestre aborigène, toujours splendides, souvent saisissants. Faut dire qu’on est plutôt bien situées pour aller à l’encontre ce ce type d’art. Ici, tout est conservé de manière impressionante. Animaux, figures antropomorphiques, esprits, empreintes de mains ou de pieds, ou plus récemment, peintures rappelant l’arrivée de l’homme blanc: bateaux, fusils…
Toutes ces peintures ont une histoire propre, qu’il nous est impossible de connaître, car seul l’artiste maître de son oeuvre la détient. Certaines d’entre elles sont très anciennes, remontant à plusieurs milions d’années.
L’art rupestre n’est pas le seul témoignage de la présence aborigène dans ces lieux, on trouve aussi quelques sites sacrés où des ossements d’hommes et de femmes ont été déposés par leur tribu parce qu’ils ont vécu dans ces endroits, afin de rendre leur esprit à la terre à laquelle ils sont liés.

BILLABONG:
 Etendue d’eau douce, denrée rare en ce pays aride. A cette époque de la dry season, le niveau est très bas, ce qui rend la concentration de wildlife encore plus impressionnante. Les crocodiles règnent en maîtres, partout, que ce soit les petits tout mignons (moins de 2m, ce sont les Freshwater crocodiles) ou les gros mastodontes (les saltwater crocodiles, qui, oui, c’est bizarre, mais vivent aussi souvent en eau douce). Les oiseaux sont extrêment présents, de couleurs multiples, en solitaire (tel le Jabiru, majestueux), en couple ou en colonie comme des centaines et des centaines de canards amassés sur les berges. Et avec un peu de chance, on peut même apercevoir des rocks wallabies qui crapahutent dans les rochers.
Le paysage ici est certainement un des plus beaux qu’il nous ait été donné de contempler depuis notre arrivée. Ce n’est pas seulement la faune, c’est aussi la flore, avec des nénuphars en fleurs sur lesquels les « Jesus’ birds » se promènent, ou encore les arbres majestueux qui bordent le billabong.
C’est dans ce cadre idyllique que nous allons pêcher, où tout simplement faire du bateau et/ou admirer le coucher du soleil. Il n’y a pas d’autre endroit où nous voudrions être…

PECHE:
La pêche en Arnhemland, c’est bien sûr le plaisir d’attrapper d’énormes barramundis, mais c’est aussi et surtout tout ce qui va autour: le drive en 4X4 où il faut s’accrocher pour ne pas tomber de la voiture dès qu’il y a une bosse, la marche dans la boue (et les batailles de boue avec Roger), la ballade en bateau au milieu du billabong, les crocodiles tout autour de nous… Bref, la bush way of life!

DRIVE IN THE BUSH:
On pensait que parcourir la Savannah Highway dans notre Bouse c’était l’aventure, mais en fait, y a encore plus extrême que ça.
Il y a THE 4X4 de Greg, celui qu’est plus vieux que Mathusalem et qui n’a ni toit ni pare-brise, parce que c’est mieux pour la climatisation.
Avec cette machine de guerre, on peut aller partout, et même si ça secoue beaucoup et qu’on manque de se casser la gueule toutes les 3 minutes, c’est drôle. Ici, bien sûr, aucune route goudronnée, on roule dans le bush, dans le sable, sur les rocs, dans les herbes hautes roussies par la soleil, dans les plaines de boue desséchées, et parfois Greg s’amuse à faire quelques wheels si on trouve un peu de boue bien glissante. Et rien ne résiste au super 4X4;  ni les troncs tombés au milieu du track ni les termitières géantes qui génent le passage!!
Alors bien sûr il y a le plaisir d’avoir les cheveux dans le vent et le soleil qui fait cramer notre peau, mais aussi et surtout il y a les petits et grands bonheurs de nos destinations.
C’est se rendre au seul trou d’eau sans crocodiles qui n’est pas à sec pour aller se baigner.
C’est arriver à l’East Crocodile River après 40kms de drive et patauger dans la boue pieds nus et trouver ça infiniment drôle.
C’est le barbecue qu’on fait au beau milieu de nulle part, sous un figuier étrangleur géant, et où on mange des saucisses de crocodiles (oui oui) en contemplant l’immensité déserte et vierge qui s’étale sous nos yeux, nous donnant l’impression d’être tout simplement sur une autre planète…..

CONVERSATION: extraits de conversations régulièrement entendues dans l’Arnhemland ces deux dernières semaines:

extrait n°1:
_ « Frede?
_ Oui la Grosse?
_ J’ai chaud.
_ Oui, moi aussi.
_ Oh, putain ta mère la mouche!
_ Mais merde Marie, fais gaffe, tu l’as envoyée sur moi! Tu fais chier, ça faisait trois minutes que je ne m’étais pas faite piquée!
_ Pardon…  euh… Frede?
_ Quoi?
_ J’ai toujours chaud.
_ ouais, je sais, moi aussi.
_ Tu transpires des cheveux toi aussi?
_ Ouais regarde ils sont trempés.
_ Aaaah c’est dégueulasse!
_ Oui, je sais. Y’a un endroit où tu transpires pas toi?
_ euh… attends je réfléchis…
……… euh, nan.
_ putain, faut vraiment qu’on se motive à faire les lits là.
_ oui, t’as raison mais j’ai trop chaud.
_ Oui, moi aussi.
_ Au fait, t’as pris les draps?
_ Ah non, j’ai oublié. Fuck.
_ On est vraiment hopeless…
_ Oui, je sais. »

extrait n°2:
Ray: « _ Can you girls zeaofyrhg the chicken after cleaning the toilets please?
Frede and Marie:  _ Of course hihihi (rire niais), no worries Ray! »

sur le chemin des toilettes:
Frede:  »_ Il a dit quoi sur les poulets?
Marie: _ Chai pas j’ai pas compris.
Frede: _ Il a bien dit de nettoyer les chiottes. Et puis après il a dit un truc avec des poulets. T’as compris quoi toi?
Marie: _ Chicken.
Frede: _ Et c’est censé m’aider?
Marie: _ Non.
Frede: _ Mais t’aurais pas pu lui redemander si t’avais pas compris? Oh putain elle me fait chier cette mouche!
Marie: _ Bah je pensais que t’avais compris toi vu que t’as dit oui.
Frede: _ Bah je pensais que toi t’avais compris vu que t’as dit oui aussi je te signale.
Marie: _ On est vraiment hopeless.
Frede: _ Oui, je sais. Bon, concrètement, qu’est-ce qu’on peut faire avec du poulet?
Marie: _ Le tuer?
Frede: _ Oh non l’angoisse, t’imagines c’est ça? Nan c’est pas possible, il a pas dit kill. T’as pas compris kill toi?
Marie: _ Nan moi j’ai compris chicken. Et j’ai trop chaud.
Frede: _ Oh tu m’emmerdes.
Marie: _ Eh ta mère!
Frede: _ Bah au moins ma mère elle parle anglais, elle! Et ça fait pas six moi qu’elle est en Australie… Et là où elle est, il ne fait pas 45° et y’a pas ces putain de mouches de merde!
Marie: _ Nan, sérieusement, du poulet… on peut le faire cuire?
Frede: _ Le plumer? berk.
Marie: _ Le faire rotir?
Frede: _ Le paner?
Marie: _ Lui dresser un autel? …. Putain la mouche, ta mère en tongs!!…
Frede: _ … Chez prisunic… Bon je sais pas pour le poulet, lui chanter une chanson?

…. une demie heure plus tard…

Marie: _ Lui faire des bisous?
Frede: _ Le manger?
Marie: _ Espèce de grosse truie, tu penses vraiment qu’à bouffer!
Frede: _ Oui j’ai un peu faim. Pas toi?
Marie: _ Nan, pas trop.
Frede: _ Je mangerais bien du poulet.
Marie: _ Moi je mangerais bien une tartiflette…
Frede: _ Et à part ça t’as pas faim?
Marie: _ Genre t’en mangerais pas toi?
Frede: _ Bah si… ou une raclette, je sais pas trop… Ah la France me manque…
Marie: _ Au fait, faudrait peut-être qu’on se mette à nettoyer les chiottes.
Frede: _ Ah oui c’est vrai, on était là pour ça au départ… »

Eclaircissement du mystère, une heure après: le poulet, il fallait le découper.

 

 



en photos
27 août, 2009, 11:18
Classé dans : Non classé

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De la suite du road trip, de la boulettattitude infinie…
27 août, 2009, 11:03
Classé dans : Non classé

Chapitre I: Les retrouvailles

Frede: « Et c’est parti pour le chemin inverse. Re-huit heures de bus jusqu’à Townsville, re-gros sac à dos sur les épaules, re-problèmes d’orientation pour trouver mon auberge, re-check in a l’auberge, re-présentations avec mes nouveaux roomates. Et ils me mettent tout de suite au parfum. Mika, une Canadienne, m’annonce clairement: « this town sucks! ». Et euh… bah elle n’a pas tort.
La rue principale de Townsville est assez sympa, c’est vrai, mais à part ça, bah… y’a rien. Et l’auberge sucks aussi, pleine de mecs bourrés qui hurlent jusqu’à pas d’heure et finissent la nuit en se tappant dessus.
Bref, Cairns me manque, l’ambiance chaleureuse de l’auberge de Cairns me manque, le centre-ville de Cairns que je connais par coeur me manque, le lagoon de Cairns où j’allais bronzer quand je n’avais rien à faire me manque. Ah oui parce que je n’ai pas précisé mais il pleut.
Bon, heureusement je ne suis là que pour quelques jours. Je m’occupe comme je peux, ballade en long et en large sur l’esplanade, musée d’arts contemporains, un peu d’internet et quelques conversations avec mes roomates. Le week-end passe en fait assez vite. »

Marie: « lundi 03/08: 10 heures du matin, ça y est, c’est l’heure pour moi de quitter les Bredl. Après des au revoirs chaleureux, me revoilà au volant de La Boue, parée pour retrouver Frede. Cinq heures de route sans incidents majeurs. Exception faite du moment où j’ai failli me pisser desus en attendant de trouver des chiottes (et ça s’est bien fini je vous rassure). La poubelle qui me sert de van roule, les routes sont longues et droites, donc un peu ennuyeuses, mais la radio capte et du coup j’ai mes copines Britney et Pink pour me tenir compagnie.
15h30: J’arrive à Townsville. Effectivement c’est assez moche comme ville. J’appelle Frede et on finit par se retrouver sur le strand.
Premier constat: c’est vraiment chouette de se revoir!
Deuxième constat: 15 jours toute seule et hop je retrouve une Frede en voie de re-poufisation. Mini-jupe, jambes bronzées (bon, là j’avoue, c’est moi qui suis jalouse), et, sous prétexte d’améliorer son anglais, ça lit Twilight, ce chef d’oeuvre de littérature pour adolescentes attardées. Il était vraiment temps qu’on se rejoigne, histoire de réenclencher le mode cheveux gras/baroudeuses.
On décide assez vite de quitterTownsville, c’est vraiment trop pas beau.
Petit détour par le Coles pour s’approvisionner en denrées caloriques (bah oui quoi, faut bien fêter nos retrouvailles) et on re-bouse jusqu’à un campgroung plus au nord.
Et là, entre deux commérages, trois morceaux de fromage et quelques verres de vins, on établit le programme des prochains jours.
Entre autre, Frede m’annonce que pour mon anniv’, elle m’offre un saut en chute libre. O joie, bonheur, excitation. Bon, c’est vrai, un peu les boules aussi. Mais ça me va parfaitement. Bah ouais elle est comme ça Frede, elle fait des cadeaux de fou, juste parce qu’elle est trop bien ma copine. »

Frede: « Sur la route pour Mission Beach, là où on a décidé de faire la chute libre, on s’arrête dans plusieurs endroits sympas: parcs nationaux, torrents…
Puis, donc, Mission Beach. On réserve notre saut pour le lendemain matin à 7h30, d’une hauteur de 14 000 feet, soit 60 secondes de chute libre avant que (on l’espère) le parachute ne s’ouvre. On fait la conversion, ça fait 4200 mètres, on se dit que c’est haut.
Le soir, pique-nique sur la plage -magnifique- puis au lit, en essayant de ne pas penser à ce qu’on va faire le lendemain. »

Marie: « Puis, c’est le jour-J. On se lève, avec un peu d’appréhension (hmmm… et si c’était pas une bonne idée de se jeter dans le vide du haut d’un avion?). Trop tard, c’est booké, et maintenant il faut y aller et assumer notre boulettattitude.
On manque de rater la navette qui passe nous prendre, on arrive au centre, et après avoir signé les papiers qui disent que le skydive c’est dangereux et que si on meurt, bah on meurt, on rencontre nos moniteurs respectifs.
Le mien, c’est Tas, et il est gentil. Celui de Frede, c’est Glen, et il est gentil aussi, mais moins que le mien. On se fait harnacher, on ressemble à des gros colis prêts à poster, c’est pas simple.
Pour faire perdurer ce moment dans nos vies, on a choisi d’être filmées. Ca commence à terre, il faut parler en anglais devant la caméra, et ça non plus, c’est pas simple. C’est d’ailleurs une des raisons (mais aussi et surtout parce que pendant le saut, on ressemble à des grosses truites hors de l’eau), que, si quelqu’un veut voir les DVDs en rentrant, bah il faudra payer.
Enfin, voilà, le moment arrive où on monte dans l’avion. On est une demie douzaine à sauter ce jour-là, que des filles. On n’est vraiment pas fières, mais trés excited.
Puis vient le moment où le premier tandem saute, après plusieurs minutes de vol. Aaaah.
« Dis-donc Frede, c’est moi où elle a beaucoup crié la nana? ». Ca aide pas à se sentir rassurées ça…
Puis les tandems s’enchainent. Frede saute en avant-dernière, et moi en dernière. On a donc bien le temps de voir tout le monde se casser littéralement la gueule de l’avion.
Vient le tour de Frede. C’est drôle, ça me fair beaucoup rire. Je savais pas qu’elle pouvait crier aussi aigu. Ni qu’elle pouvait s’accrocher aussi fort à la porte de l’avion alors qu’elle a déjà les jambes dans le vide. Finalement, Glen lui fait lacher prise, et hop, d’un seul coup, plus de Frede.
Oups, c’est à moi.
Ca va trés vite. Je m’asseois les jambes à l’extérieur de l’avion, la tête en arrière, les bras croisés. Et pouf, d’un seul coup je tombe. Ca fait peur deux secondes, et après, c’est génial. Sensation grisante de vitesse. On ne tombe pas vraiment, on plane. Paysage superbe, une fois traversée  la couche de nuages (et d’ailleurs maintenant je sais qu’un nuage c’est froid). On essaie de sourire à la caméra en même temps. Je vole, c’est dingue.
Puis le parachute s’ouvre, et là c’est un peu différent. On descend plus lentement et on a le temps d’admirer la plage en bas avec les palmiers etc… Tas me laisse jouer avec les cordes pour diriger le parachute, c’est simplement génial. Malheureusement, on finit par toucher terre. Arrivéee en douceur, je suis encore complètement euphorique. J’hurle comme une gamine et je remercie mon mono 12 fois. Je suis littéralement ravie de ce qui vient de se passer. Frede aussi est contente. Un peu titubante certes, complètement grisée aussi.
Nous partageons nos ressentis respectifs et on s’accorde sur deux points essentiels: le skydive, ça déchire, et la coupe de cheveux de Frede à l’atterrissage, elle tue. »

Frede: « De là, grands questionnements sur notre futur proche: qu’est-ce qu’on fait maintenant? On a trés envie de s’enfoncer dans le centre de l’Australie, de voir enfin le vide de l’outback, depuis le temps que tout le monde nous en parle, on ne tient plus en place.
Mais, avant ça, il reste un incontournable de la côte est: la Grande Barrière de Corail!!! On décide de remonter jusqu’à Cairns pour aller faire une journée de bateau, de snorkeling et… de plongée sous-marine!
Me revoici de retour chez moi, je suis ravie de montrer à Marie mon auberge, le café où je prenais mon ptit dej, le cyber où j’allais écrire mes mails, l’endroit où j’allais bronzer… Et on réserve notre bateau pour le lendemain.
Encore un jour-J donc. Sur le bateau, ça secoue pas mal et je découvre pour la première fois de ma vie cette sensation intéressante qu’est le mal de mer. D’après Marie, c’est drôle, je suis toute verte.
On est présentées à notre moniteur de plongée, John, qui est vraiment adorable. On sera trois élèves à plonger avec lui. Il nous explique quelques détails techniques et on enfile nos combinaisons. Cette fois, ça y est, on se dit qu’on a atteint le top de notre sexytude.
Passées les quelques minutes d’hypocondrie du genre « j’ai encore mon oreille bouchée à cause du skydive d’hier, tu crois que c’est grave? », « j’ai le nez bouché, c’est un problème? », « et si je me mets à tousser sous l’eau, tu crois que ça fait quoi? »… On finit par se dire que de toute façon, maintenant on y est et qu’il faut se jeter à l’eau.
Pour moi, tout va bien. J’avais déjà fait de la plongée il y a cinq ans et je retrouve assez facilement mon rythme de respiration.
En revanche, pour Marie, c’est pas simple. Elle cherche à remonter à la surface, se débat comme un chat dans l’eau et John doit user de diplomatie pour la faire redescendre. Finalement, elle se calme et tout va bien.
On fait quelques petits exercices, genre retirer le truc avec lequel on respire et le remettre, vider notre masque sous l’eau, et après on commence à descendre plus en profondeur.
Passé un certain stade, c’est moi qui fait chier. J’ai mal à l’oreille. John m’explique par des gestes ce que je dois faire mais ça ne marche pas. Au bout de quelques minutes, enfin, ça va un peu mieux.
C’est le troisième élève qui doit être content de plonger avec des boulettes comme nous…
Bref, on s’enfonce de plus en plus, John nous prend par le bras et on part nager au milieu des coraux de toutes les couleurs, entourés de poissons bizarres. C’est absolument magnifique.
Malheureusement, trente minutes, ça passe vite. C’est déjà l’heure de remonter.
S’ensuit une session de snorkeling, où on va se ballader avec nos masques et nos tubas dans des jardins de coraux. C’est splendide.
Le retour en bateau secoue un peu moins, on retrouve notre Bouse et le parking sur lequel on dort, et on décide que ça y est, dès le lendemain, direction l’outback!
Ah et puis on vous a pas dit, mais à Cairns on a fait un autre truc de ouf: On a été voir « l’Age de Glace 3″ au cinéma. Et même qu’on a tout compris!

So, le lendemain, on the road again! On passe par le waterfall circuit, et on s’arrête toutes les demie-heures pour voir des cascades splendides le long de la route et prendre des centaines de photos qui se ressemblent toutes. Après, on va au lac Eicham, on croise un champ d’éoliennes dans des prairies verdoyantes, on manque de renverser une vache au milieu de la route, Puis on s’enfonce dans la Savannah Highway. Là, le paysage change radicalement. La terre est rouge, les herbes qui survivent sont ocres, et à part ça il n’y a rien, absolument rien. De temps en temps, on croise un cadavre de kangourou mangé par des rapaces, et c’est tout. Le soleil tape, le vide qui nous entoure est fascinant. Quand parfois on croise une voiture, on se fait signe de la main.
On va visiter des tunnels de lave à Undara et on fait une petite ballade dans le bush où on manque de se perdre.
On dort au bord de la route, et le lendemain matin on est réveillées par le lever du soleil sur le paysage désertique, c’est absolument magnifique.
Et puis encore des kilomètres et des kilomètres de route au milieu de nulle part, sans rien croiser. On arrive enfin à Normanton, un petit village qui a la particularité d’être à la fois dans l’outback et à la mer. Dans la rue, on rencontre Collin, un vieux monsieur qui commence à discuter avec nous. Une chose en amenant une autre, il nous explique qu’il est cuisinier sur un bateau de pêche, et que d’ailleurs il embarque le soir même pour seize semaines. Il nous présente Adam, un des pêcheurs (trés mignon), et ils nous proposent d’aller visiter leur bateau. Ils sont fiers de nous montrer là où ils mangent, là où ils dorment, et surtout dans quelles boîtes ils mettent les crevettes, et avec quoi ils tuent les barramundis. Après, ils nous payent une bière au pub du coin avec Glen, un autre pêcheur.

Le lendemain, de nouveau des centaines de kilomètres jusqu’à Conclurry, un autre village paumé au milieu du vide.

 

Chapitre II: Cloncurry, ou la mort de La Bouse   (Marie à la rédaction)

  Nous voici donc sur la route séparant Normanton de Cloncurry. Une longue bande de 600kms de bitume faisant figure de cicatrice entre le rien à gauche et le rien à droite.
  A mi-chemin du parcours, une road-house, où nous nous arrêtons pour ravitailler la Bouse en essence. C’est là qu’on se rend compte qu’on est out of huile (en réalité, on savait déjà qu’on se trimballait une fuite d’huile depuis un bout de temps, mais on ne s’était pas rendues compte de sa gravité) (oui, on sait, on est des boulettes). Bref, c’est fâcheux, parce que notre bidon d’huile de secours est quasi vide. Petit moment d’angoisse lorsque nous nous apercevons qu’ils n’en vendent pas à la road-house… Mmmmhhh….Que faire???..
Après réflexion, on décide de se taper la honte en allant mendier auprès des voitures présentes quelques litres d’or noir pour notre Bouse. Et ça finit par marcher; on achète la ration de secours nécessaire à deux travellers quelque peu hilare.
   On repart. La Bouse cependant n’est pas très sage, on dirait qu’elle a le hoquet tout le long du chemin.
Cloncurry se dresse alors. Arrêt à la station service. Ou plutôt, juste avant la station, gros hoquet et calage. A partir de là, tout s’enchaîne très vite…
  On redémarre laborieusement, on s’inquiète, on fait le plein, on se gare, on délibère et on décide d’aller booker dans un garage pour résoudre ce bloody problème d’huile. On obtient un rendez-vous pour le lendemain.
On retourne à notre Bouse. Qui est fermement décidée à ne plus démarrer. DU TOUT.
On va voir le mec de la station, très gentil, qui appelle notre meilleure amie la NRMA pour nous. On vient nous remorquer jusqu’au camping du coin (d’ailleurs, cette fois, pas de camion mais juste une grosse corde entre le van et le 4X4 qui nous tracte: j’ai très très peur derrière mon volant bousien).
Nuit au camping. Le lendemain matin, re-belote, on revient nous tracter jusqu’au garage.
Et là, après deux longs jours d’ennui à Cloncurry, le verdict tombe, cruel: La Bouse ne redémarrera jamais. C’est la fin.
Ô tristesse, ô douleur, ô desespoir.
Dépit, loose, consternation.
Sentiments d’ailleurs résumés en quelques rimes de notre cru:

Cloncurry, c’est en Australie.
Cloncurry, c’est pas joli.
Cloncurry, c’est petit.
A Cloncurry, ça sent le pipi.
Cloncurry, c’est tout pourri.
A Cloncurry, on vomit.
A Cloncurry, on s’ennuie.
Cloncurry, c’est moisi.
Bref, à Cloncurry, tout finit.

…. ou pas!!!
Action / réaction: on vend notre Bouse une misère pour pièces détachées, on lui fait un dernier bisou en lui souhaitant de rester en paix, et on repart, en bus, vers Alice Springs.

 

Chapitre III: le Red Centre

(by Frede)
16h de bus. La nuit tombe assez vite, les couleurs ocres qui nous entourent s’assombrissent, et bientôt, on ne voit plus rien, à part des milliers d’étoiles.
Plusieurs arrêts dans la nuit, au milieu de nulle part, pour changer de bus, de chauffeur, ou les deux.
Le lendemain, arrivée à Alice Springs. On book une auberge pour la nuit, et on s’interroge: « On fait quoi maintenant? ». Long débat, qui aboutit à la ..conclusion qu’on a pas envie de faire un « tour » avec 45 touristes pour aller voir Uluru comme si on était au Club Med, et que, le mieux, ce serait de louer une voiture.
Chose dite, chose faite. On loue une magnifique voiture de poufs pour le lendemain, avec boite automatique et air climatisé, et super lecteur de CD et tout et tout. Bon, en fait, c’était la seule voiture disponible, c’est pour ça qu’on l’a prise. Une voiture de poufs pour des poufs: on la baptise « Kelly ».
Et nous voilà en route pour Ayers Rock!
Des kilomètres, et des kilomètres, et encore des kilomètres de vide.
Et puis, à un moment, alors qu’on ne s’attend plus à rien, le rocher d’Uluru se dresse au loin devant nous. Imposant, flamboyant, sorti de nulle part. Breathtaking.
Rando de plusieurs heures dans la journée, puis on rejoint les masses de touristes pour prendre en photo le coucher de soleil devant le rocher.

(by Marie)
Le crépuscule rend le rocher encore plus saisissant, les changements de tons de la roche ont quelque chose de surréaliste.
Nuit sur un parking dans Kelly. Elle est ptêt jeune et jolie notre nouvelle amie, mais niveau aisance et confortabilité, zéro pointé.
Nostalgie bousienne.
Réveil très matinal plein de crampes, de mal de dos, mal de bras, mal de cous, mal de jambes. Il fait nuit encore, et nous nous dirigeons vers un spot idéal pour observer le lever du soleil sur Uluru. Là encore, la magie est au rendez-vous…
Une fois assouvi notre besoin compulsif de mitrailler de photos le gros caillou, on remonte dans notre poufmobile pour rejoindre les Monts Olgas, à 40 kms derrière Ayers Rock.
Mais avant, nous passons par le centre culturel aborigène pour découvrir les légendes liées aux lieux.
Les Monts Olgas sont moins célèbres que leur petit frère Uluru, et ça nous parait dénué de sens…
Imposantes congrégations de grès, sorte de collines arides formant une chaîne innattendue au milieu du bush. Reliefs surprenants et couleurs enchantantes: l’orange de la roche, le jaune de l’herbe asséchée et le rouge de la terre poussièreuse offrent un paysage intemporel…
Nous nous promenons toute la journée au milieu de ce décor, encore plus charmées que la veille.
Vient la fin d’après-midi, et nous nous décidons à entamer la route d’environ 400kms vers Kings Canyon, autre lieu incontournable de la région.
La route est longue et droite, déserte. La tentation vainc: je fais ma quéquette et m’offre des petites pointes à 200km/h, et ça m’amuse.
Nuit sur un autre parking, et, à nouveau, pensées émues et empreintes de nostalgie pour notre Bouse qui agonise lentement.
Un nouveau jour se lève.
Kings Canyon donc. Il fait moins beau que les jours précédents, le ciel est couvert mais ça s’avère finalement être une bonne chose car la rando de plusieurs kilomètres que nous entreprenons est plutôt sportive, et la faire sous 40°C, ça aurait pu provoquer bien des arrêts cardiaques pour nos corps d’athlètes. Là encore, les mots manquent pour transcrire avec précision la beauté du lieu. Le sol, les roches qui nous entourent; tout est rouge, aride, déchiqueté; mais tellement harmonieux malgré tout. On se croirait sur Mars. Sur nos trois dernières destinations, Kings Canyon remporte la palme de notre enthousiasme, à l’unanimité de nos voix.
Notre séjour dans l’arrière-pays du Red Centre s’achève alors le lendemain, après une visite brève des Mac Donnell Ranges (encore une fois, c’était très beau, mais ça doit commencer à être un peu trop redondant pour vous lecteurs).
Retour à Alice Springs, où on se sépare de Kelly, que nous sommes fières de restituer intacte, seulement un peu poussièreuse.
19h: On monte à bord de notre bus, parées pour 22h de route jusqu’à notre prochain point de chute: Darwin.
Ca va être long….

 

Chapitre IV: Darwin (Frede à la prose)

22 heures de bus prévues, ça paraît long comme ça. Surtout après avoir dormi dans une voiture les trois nuits précédentes, et pris une seule douche en quatre jours.
Et, si comme par hasard, le bus qu’on prend tombe en panne, chose qui bien sûr n’arrive jamais, sauf quand deux boulettes françaises sont à bord, eh bah, ça prend encore plus de temps.
Quatre heures d’attente en plus pour être précise. Dont un joli pic d’angoisse, parce qu’on n’a pas compris ce qui se passe -pour changer- et qu’à un moment on voit notre bus partir avec nos bagages, mais sans nous. On se demande sérieusement si on doit lui courir après sous 45°. Mais à peine une demie-heure plus tard, le chauffeur nous rassure: on change de bus, les sacs ont été transférés, tout va bien, ouf.
Longue discusson avec ce même chauffeur, qui nous avoue au bout d’une heure que c’est la première fois de sa vie qu’il voit des Françaises sympas. Ca en dit long sur nos compatriotes.
Arrivée à Darwin, ENFIN. On n’en peut juste plus. Douche. Dodo.
So, here we are. Une semaine à chercher du boulot, à remplir de questionnaires de cinq pages sur nos diplômes universitaires alors qu’on postule pour faire du ménage, à essuyer des refus polis, mais aussi des plus directs, comme une vieille peau -pas Australienne bien sûr- qui nous a hurlé dessus: « What… what… So you want to do some housekeeping but you have never done that before! That’s ridiculous! I can’t hire you, you don’t know anything! ».
Finalement, problème solved grâce à la gentille madame du job centre. On va donc partir trois semaines en Terre d’Arnhem (territoire aborigène), dans un endroit où on sera nourries, logées et blanchies en échange de « hard work » (ça promet…). Ca a l’air génial, on sera au milieu des billabongs, de paysages splendides et de crocodiles. Ca nous permettra d’attendre la saison des mangues sans dépenser, tout en assouvissant notre besoin maladif de prendre des photos.
So, after that, mangoes picking, pour financer l’achat d’une nouvelle voiture qui -on le souhaite vivement- roulera.
On s’envole pour la Terre d’Arnhem samedi, on sera out of internet et out of téléphone pendant trois semaines, donc, don’t worry. Ca ne vous dispense en aucun cas de nous envoyer des commentaires et des mails, on sera ravies de les trouver à notre retour!

 


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